Les erreurs commises

Nous avons commis un certain nombre d’erreurs durant l’expérience Sainthomas.
Les miennes ont été les suivantes

1. Croire que l’autre à plus raison que moi

 

2. Faire entrer un 3e associé

 

3. Croire que les compétences prévalent sur la personnalité

 

4. Etre trop focus sur son métier

5. Chercher la stabilité partout

En tant qu’innovateur, j’aime l’ébullition, quand ca bouge de partout. C’est ce que j’appelle le brainstorming. Tout est instable, tout est possible, aucune barrière.
C’est l’étape de la conception systémique, idéologique.

Ensuite vient la phase de faisabilité : définir les bases de la construction, la fonctionnalités primordiales, évaluer la complexité, les limites, etc… On entre dans le pragmatisme.

Puis je met ma casquette de développeur :
ok on a travaillé sur l’analogique : on a extrait un concept dans notre imaginaire suite à l’obserservation du monde réel.
Mais on doit travailler sur le numérique : la mise en oeuvre concrète du concept.
Et la le pragmatisme est de rigueur : concrètement que choisit-on, qu’est ce qu’on développe, qu’est ce qu’on valorise, qu’est ce qu’on vend ?

Tant que rien n’est figé, le développeur est coincé dans l’étape de faisabilité : il passe son temps à monter des prototypes pour voir ce qui est envisageable, si ca peut fonctionner, si ya des limites.. Il fait des demos visuelles au client pour l’aide à se projetter.
C’est de l’expérimentation, du potentiel, mais ya de de globalement concret.
Ensuite il faut trancher, pace que le développeur a besoin de se rattacher à une réalité.
Sinon il continue d’extrapoler, imaginer d’autres pistes et c’est épuisant à la longue.

L’innovation lui a du mal avec la stabilté, car par nature ca crée des barrières, ca fige les décisions dans le marbre, et met fin a toute marge de manoeuvre. 

C’est là où l’innovateur cesse l’imaginaire, et où le développeur cherche de la stabilité.

6. Etre trop optimiste sur le cashburn à venir

Lorsque le terme est loin, les contraintes me paraissent volatiles, elles n’ont pas de poids.
C’est ainsi je m’imaginais fort bien, dans plus de 6 omis, me serrer la ceinture avec 500 euros par mois pour vivre pendant 1 an. Sauf que je suis pas tout seul, j’ai une famille.
Quand le terme des fameux 6 mois est arrivé, j’ai commencé à sérieusement réviser mon jugement, à stresser car le budget familial commençait a sérieusement fondre.
Et j’aime avoir de l’argent de côté pour voir venir.
Donc voir mon argent fondre et n’avoir aucun garantie de renflouer mon compte en banque
m’a fait flipper, m’a découragé et m’a détourné de l’intérêt que je portais au projet.
Je me suis dit très vite : un projet c’est bien beau mais faut que je trouve de l’argent, et c’est  pas au stade où en est notre projet qu’on va gagner notre vie demain.

7. Ne pas oublier son leitmotiv

Dans le concept il s’agissait de faire des objets et recueillir des feedbacks utilisateurs.
Je trouvas l’idée très bonne et j’imaginais déjà le contexte d’usage de l’objet, l’application mobile pour le questionnaire.
Mais ensuite les chose se sont enchainées en matière d’exploitation des données.
On quittait complètement l’aspect construction pour faire la part belle au « big data ».
Traiter des données, des chiffres, des statistiques, des graphes. Bref de la data-science.
Collaborer avec un laboratoire de gestion pour développer des métriques Marketing.
Plus on allait dans ce sens plus j’étais perdu, et moins j’étais motivé.
En vérité je n’avais aucune envie de devenir un data-scientist au service du sacro-saint marketing.
Je ne dis pas que la tâche était inutile, superflue, c’est juste que ca ne m’intéressait pas du tout. Or j’étais censé être l’âme technique du projet.

8. Que faire quand l’évolution du projet dépasse mes compétences initiales

Kévin a su sentir que j’allais me sentir dépassé et a fait appel a Frédéric, qui semblait être
tout à fait disposer à assurer le job.
Et c’est évidemment parti en conflit entre Frédéric et moi
c’est comme si Frédéric me piquait le job et pointait du doit mon incapacité à gérer cette partie.
Il fallait donc que je défende ma position de Directeur Technique ET afficher la motivation et la pro-action nécessaire pour mener ce travail de front.
Et il fallait que je sois capable d’affirmer que je saurais gérer ce travail alors que j’avais jamais mis les pieds dans ce domaine. Je veux bien avoir une bonne capacité d’adaptation mais je suis avant tout un développeur logiciel, pas un scientifique des données.
Cette situation m’a mis en défaut, j’ai bien senti qu’elle glissait des mains, je n’avais plus de prise, m’a fait perdre confiance en moi, car il a fallu que je lutte contre mes propres craintes, faire croire que j’étais confiant alors que j’avais surtout besoin qu’on me rassure.
C’était du pain béni pour Frédéric qui affichait une confiance détemrinée face à Kévin.
Il lui apportait ce qu’il cherchait. Et moi, plus je feignais plus je m’embourbais.
Et si la plus grosse partie u dtravail technique consistait à faire du Big Data, et que j’étais pas taillé pour ça, ca remettait clairement en question ma position dans l’entreprise.
A quoi donc allais-je servir ?
C’était une situation extrêmement compliquée à tous points de vue.

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